Hackerville

D’après l’économiste anglais David Ricardo, tout pays a intérêt à entrer dans le jeu du commerce international s’il se spécialise dans le domaine de production où il détient l’avantage comparatif le plus important. La ville roumaine de Râmnicu Vâlcea valide de manière inattendue cette théorie. Dix ans après la chute du régime de Ceausescu, l’arrivée d’Internet est une seconde révolution. Surnommée Hackerville, Râmnicu Vâlcea a fait de la cybercriminalité son cheval de Troie. Entre ultralibéralisme et communisme inavouable.

Extrait

À trois heures de Bucarest, en Roumanie, la route nationale 7 entame tranquillement son ascension dans les contreforts des Alpes transsibériennes. Les prairies laissent place à des cahutes bringuebalantes tandis que dans les cours les poules se promènent et les vêtements sèchent suspendus à des cordes à linge. Pourtant, la présence du concessionnaire Mercedes signale très clairement que vous êtes arrivés à Râmnicu Vâlcea.

Ce texte a paru pour la première fois dans Wired, en février 2011.