Desports Nº

7

Il n’y a pas de hasard dans la vie, Conversation avec Mourad Boudjellal

illustrateur
Aline Zalko
Il n’y a pas de hasard dans la vie, Conversation avec Mourad Boudjellal

Un bar d’hôtel près de la Gare de Lyon, un jour de grève des taxis, Mourad Boudjellal se raconte : de l’enfance dans les quartiers de Toulon à la création de la maison d’édition Soleil, en passant évidemment par la conquête de la France puis de l’Europe du rugby avec le RCT. De ce parcours hors norme se dégage l’idée d’une vie à l’écoute des signes, d’une croyance profonde en la bonne
étoile car “Il n’y a pas de hasard dans la vie”…

Extrait

Nous sommes à deux mois de la Coupe du monde de rugby. Ça vous rend heureux,
le Mondial ?

En tant que président de club, non, parce que c’est très contraignant au niveau des joueurs. Je crois que j’ai dix-neuf joueurs à la Coupe du monde de rugby, ce qui signifie que les premiers matchs n’auront pas la même saveur… Même si les joueurs qui restent ne sont pas des trompettes, il va manquer le gros de l’équipe, forcément il y aura peut-être moins de monde au stade, et accessoirement… si j’ai dix-neuf joueurs qui partent, ne pas les payer, ça m’arrangerait aussi. Parce que non seulement j’ai à les payer, mais je dois payer des joueurs pour les remplacer. Ça fait beaucoup (rires). On m’annonce d’énormes bénéfices pour cette Coupe du monde : 60 à 70 millions d’euros. Quand on ne paye pas les gens, c’est facile de faire des bénéfices.